Funérailles : 9 conseils pour économiser sur les frais d’obsèques

Une moyenne de 5000 euros : voici ce que coûtent actuellement des funérailles classiques avec cérémonial, inhumation, stèle… Les frais d’obsèques représentent une somme conséquente que nombre de familles doivent parfois débourser dans l’urgence. Toutefois, la problématique est exactement la même pour ceux qui entendent anticiper le financement de leur dernier voyage en contractualisant une assurance obsèques où il faudra définir leurs ultimes volontés en la matière.

C’est un sujet délicat mais il est important de s’en soucier en amont afin d’éviter d’être pris au dépourvu !

Pour réduire cette dépense, de plus en plus se tournent vers la crémation, qu’on chiffre aux alentours de 3 500 euros. Mais cette solution ne convient pas à tous, car beaucoup demeurent attachés à l’inhumation, par respect des traditions ou par conviction religieuse. Qu’on opte pour l’une ou l’autre de ces solutions, une chose est sûre : on a toujours la possibilité de baisser ces coûts en économisant sur certains postes, avant et pendant le cérémonial, sans pour autant qu’il en soit affecté.

Les conseils dans cet article viennent de Lassurance-obseques.fr spécialiste en contrat obsèques et des questions relatives au funéraire.

 

1. Réduire le passage en chambre funéraire

Les corps amenés au funérarium afin d’y être préparés sont conservés en chambre funéraire dans le laps de temps qui précède l’enterrement. Or, il faut savoir que chaque journée que la dépouille y passe est facturée environ 120 euros ; plus le séjour dure (aflux de défunts, période d’épidémie, planning surchargé, manque de personnel … les raisons ne manquent guère), plus le coût s’alourdit. Il revient donc aux proches d’exiger que le délai entre la prise en charge de la dépouille et son inhumation soit la plus courte possible.

2. Eviter les soins de conservation

Cette étape consiste à soumettre le défunt à des soins de conservation en vidant l’organisme de ses fluides pour y injecter les produits chimiques adaptés. C’est ce qu’on appelle la thanatopraxie, une technique maîtrisée par un professionnel formé spécifiquement. Or cette opération est chiffrée entre 300 et 400 euros suivant les praticiens. On peut donc lui substituer une simple toilette du corps.

3. Ne pas exposer le corps

La tradition veut que le défunt soit présenté aux proches durant une cérémonie d’hommage qui a lieu dans l’un des salons du funérarium. Or, la mise à disposition de cette salle, sa décoration, la présence d’un maître de cérémonie, d’un livre de condoléances, bref tout ce décorum est tarifé souvent très cher, autour de 300 euros voire plus. On peut éventuellement lui préférer la présentation du défunt dans la salle mortuaire de l’hôpital, où l’entourage est appelé juste après le décès, et où l’on peut rendre hommage au disparu qui est présenté sobrement, sous un drap.

4. Ne pas envoyer de faire part

Généralement, on avertit amis et connaissances du décès via un faire-part qu’on fait imprimer avant de l’adresser par la poste ; de même on peut publier un avis de décès dans la rubrique nécrologique des journaux locaux et nationaux. Cette opération est chiffrée entre 200 et 350 euros selon le nombre de mots à éditer, la qualité du papier et ses motifs, la typographie retenue, le type de quotidien … Mais de plus en plus, le numérique prend le relai : on se contente de l’envoi d’un mail, l’édition de la nouvelle sur des sites internet spécialisés … et gratuits.

5. Opter pour un cercueil simple

La mise en bière est obligatoire, on ne peut être inhumé à même la terre. Les modèles les plus ornementés peuvent atteindre les 6000 euros ; colorés, taillés dans des bois précieux, capitonnés, ornés de poignées et de décoration en bronze, ils sont extrêmement onéreux … et souvent source de pollution des sols de par les vernis et les peintures qui les rehaussent.

On pourra leur préférer un cercueil en chêne, destiné à la mise en terre, ou en pin brut, parfait pour la crémation, dont l’intérieur sera recouvert d’un tissu classique. Les modèles de base sont évalués à 500 euros. On peut aussi se tourner vers un cercueil en carton à 200 euros environ pour une incinération. Dans tous les cas, le réceptacle doit respecter les normes NFD80-001-1 et NFD80-001-3.

On fera de même pour sélectionner l’urne qui contiendra les cendres, en optant pour une version simple et dépouillée mais étanche. Il faut compter une trentaine d’euros pour un modèle de base.

6. Etre inhumé dans le carré des indigents

Ceux qui désirent reposer en terre peuvent choisir d’être déposés dans le terrain commun, (anciennement la fosse commune). Cet espace gratuit est obligatoirement présent dans tous les cimetières pour y accueillir les personnes démunies, les SDF, les défunts anonymes … ou ceux qui ont affirmé vouloir y être inhumés par conviction. Le corps y demeurera entre 5 et 10 ans (ce délai évolue selon les communes) ; après quoi, soit la famille le réclame pour qu’il soit placé en concession, soit il est crématisé ou les restes sont collectés dans un ossuaire. Cette solution permet d’éviter pour un temps de contractualiser une concession funéraire coûteuse puisque chiffrée environ 450 euros (le prix varie suivant les communes et la durée).

7. Etre placé en pleine terre

Si malgré tout, on opte pour une concession funéraire, on peut cependant choisir d’être placé à même la terre sans faire ériger un caveau. La loi ne s’y oppose pas, il faut juste vérifier que cette mesure ne contredit pas la réglementation du cimetière en ce qui concerne le respect de l’hygiène et de la sécurité. L’inhumation en pleine terre suppose de placer le cercueil dans un trou creusé à même le sol et dépourvu de toute fondation et infrastructure. Il faudra juste prévoir le cadre, ou semelle, qui délimite la surface de la tombe ainsi que la fausse case qui lui donne son équilibre. On peut ainsi économiser les quelque 400 euros que coûte la construction d’un caveau.

8. Privilégier une dalle funéraire

Nulle obligation non plus de faire élever un monument funéraire complexe, une simple dalle funéraire ou tombale suffit, qui recouvre la tombe. Il en coûtera 2000 euros à peu près, au lieu des 10 000 que peuvent atteindre certains modèles très élaborés et réalisés dans des minéraux onéreux. On peut aussi se tourner vers des monuments d’occasion, récupérés sur des concessions arrivées à terme et non renouvelées. Une sépulture complète vaut alors dans les 700 euros. On ne pourra par contre pas faire l’économie des inscriptions obligatoires à apposer sur la tombe, références de la concession, nom du défunt, date du décès …

9. Répandre les cendres

Concernant la crémation, les cendres peuvent être répandues sur les pelouses du Jardin du souvenir ou dans la nature, ce qui est gratuit. Il faut juste obtenir les autorisations adéquates auprès des mairies et de la préfecture, et respecter certaines règles d’hygiène et de sécurité (même si les règles du MI ne sont pas toujours très claires à ce sujet…). Si on préfère placer l’urne dans une concession, il faut bien sûr opter pour un emplacement adapté, plus petit qu’une tombe classique donc moins cher, ce qui permet de diminuer le coût, à moins que l’urne puisse être placée dans une concession familiale ou collective dans laquelle on est autorisé à reposer.

10. Enfin, pensez à comparer, vérifier, questionner …

Ces quelques options, seules ou accumulées, peuvent considérablement alléger la facture des obsèques. Quel que soit votre choix, il y a par ailleurs certaines précautions à adopter :

  • En cas de décès d’un proche, vérifiez s’il n’a pas conclu une assurance obsèques, pour éviter de faire coup double. Si vous avez contractualisé ce type de garantie, avertissez votre entourage, et placez le dossier du contrat en évidence parmi vos papiers administratifs.

  • Ne signez pas le devis du premier entrepreneur funéraire consulté ; rencontrez plusieurs professionnels, comparez les offres et les tarifs des assurances, ils varient beaucoup d’un opérateur à l’autre, d’un assureur à l’autre etc. Par exemple, les pompes funèbres indépendantes sont souvent moins chères que les grands groupes.

  • Exigez un devis détaillé et chiffré, c’est la loi. Sachez que vous pouvez tout à fait acheter cercueil, urne et tombe directement chez l’artisan, sans passer forcément par les produits proposés par l’opérateur funéraire.

  • Si vous venez d’être frappé par un deuil, n’allez pas négocier seul, soyez accompagné d’un ami qui aura plus de recul, et apportera un second regard. Cela peut éviter des facturations trop lourdes, la signature inopinée d’un devis et d’un bon de commande …

  • Ayez une vision claire de vos ultimes volontés, afin de pouvoir les chiffrer au plus juste.

Voilà, j’espère que ces conseils vous auront servi ! Pour alléger le ton, n’hésitez pas à aller consulter les autres astuces du blog pour dépenser moins au quotidien 😉

 

Marc

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Créateur de Radin Malin Blog

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